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21/04/2016
Scénario macro-économique 2016-2017
France - Perspectives
Une croissance résiliente, mais avec peu d’élan

Notre prévision de croissance pour le premier trimestre 2016 est de +0,3% par rapport au dernier trimestre de 2015. Cela correspond au rythme moyen observé l’année dernière. Les enquêtes sur le climat des affaires du premier trimestre et sur les indicateurs d’activité sont plutôt mitigées.

  • En 2016-2017, la reprise de l’activité sera principalement stimulée par des facteurs externes (taux d’intérêt bas, euro assez bas, énergie bon marché), mais aussi par des mesures spécifiques de politique économique telles le CICE, le Pacte de responsabilité et la mesure de suramortissement sur l’investissement industriel. La croissance reste toutefois freinée par des facteurs structurels et le ralentissement des pays émergents.
  • Dans ce contexte, la consommation resterait le principal soutien à la croissance, l’investissement prenant progressivement le relais pour soutenir la demande interne. Le commerce extérieur aurait une contribution légèrement négative eu égard à la faible dynamique de la croissance mondiale.
  • Dans un environnement marqué par de nombreuses incertitudes, la croissance française serait résiliente, mais avec peu d’élan. Après 1,2% de croissance en 2015, nous attendons 1,2% en 2016 et 1,4% en 2017, en deçà de la moyenne de la zone euro (+1,6% en 2016 et en 2017).

Un premier trimestre 2016 sans accélération

Une reprise modeste confirmée en 2015

Au quatrième trimestre 2015, le PIB en volume a progressé de 0,3% par rapport au troisième, conformément à notre prévision et au consensus.

Alors que la demande externe nette a pesé sur la croissance, la demande interne et notamment les stocks l’ont soutenue. Si la consommation des ménages s’est contractée dans le sillage des attentats de novembre 2015, l’investissement des entreprises a été assez dynamique. Au global, sur l’ensemble de 2015, la croissance ressort à 1,2%, soit 0,1 point au-dessus de notre dernière prévision, après révision par l’Insee.

Au-delà, un premier trimestre sans accélération

Les enquêtes sur le climat des affaires du premier trimestre et sur les indicateurs d’activité sont plutôt mitigées. En particulier, le rebond de la consommation des ménages en biens se confirme au premier trimestre. Il corrige le choc négatif des attentats de novembre 2015. L’acquis de croissance pour la consommation au premier trimestre est significatif (+1,7% sur le trimestre). A l’inverse, l‘acquis de croissance pour le premier trimestre est négatif, aussi bien dans le secteur manufacturier (-0,2% sur un trimestre) que dans l’industrie (-0,4%).

Pris dans leur ensemble, les indicateurs conjoncturels témoignent de la fragilité de la reprise actuelle. Notre prévision de croissance pour le premier trimestre demeure inchangée (+0,3% sur un trimestre). Un chiffre qui correspond au taux de croissance moyen observé en France en 2015. Cette prévision est aussi cohérente avec notre indicateur avancé de croissance qui se base sur les données d’enquête et les données dures disponibles. La consommation des ménages retrouverait sa tendance après l’effet négatif des attentats. L’investissement est attendu en hausse mais cette progression serait moins marquée que celle observée fin 2015. En revanche, la contribution de la demande externe serait quasi nulle avec une progression des exportations légèrement plus dynamique que celle des importations. Enfin, les stocks qui avaient fortement soutenu la croissance au second semestre 2015, auraient une contribution négative.

2016-2017 : résilience dans un environnement incertain

L’environnement global resterait plutôt propice à une amélioration de la croissance française en 2016 et 2017, mais de façon très graduelle. La consommation en resterait le principal soutien.

L’investissement prendrait également le relais pour soutenir la demande interne. Cependant, la contribution du commerce extérieur et celle des stocks seraient moins favorables en 2016 et 2017.

Au total, après 1,2% de croissance en 2015, on retient une très faible amélioration avec 1,2% en 2016 et 1,4% en 2017. L’environnement externe (euro faible, taux ultra-bas et pétrole bas) justifie notre prévision d’accélération modeste, mais des contraintes structurelles expliquent son manque de dynamisme comparé au reste de la zone euro (+1,6% de croissance en 2016 et 2017).

La consommation des ménages reste le moteur principal de la reprise

La consommation des ménages reste le moteur principal de la reprise en cours. Après une progression de 1,4% en 2015, elle augmenterait de 1,2% en 2016, puis de 1,6% en 2017.

Plusieurs facteurs positifs soutiennent la consommation, au premier rang desquels une légère remontée du pouvoir d’achat en raison d’une inflation très basse et d’une légère baisse de la pression fiscale sur les revenus les plus modestes. L’effet du faible niveau de l’inflation s’atténuerait toutefois progressivement dans le sillage de la remontée du cours du pétrole. La consommation reste en revanche contrainte par un chômage élevé et par le processus d’ajustement budgétaire.

Le pouvoir d’achat du revenu disponible progresserait assez nettement (+1,4% en 2016, puis +0,9% en 2017, après +1,7% en 2015) grâce à une inflation limitée et à des revenus disponibles en hausse modeste. Le faible niveau de l’inflation joue favorablement sur le pouvoir d’achat. Cet effet, qui a été très significatif en 2015, se tarirait progressivement en 2016 et 2017, à mesure que l’inflation remonterait, dans le sillage de l’amélioration de la conjoncture économique, de la remontée du prix de l’énergie et des effets de la politique de la BCE. Après une inflation nulle en 2016, notre scénario d’inflation table sur +0,2% en moyenne en 2016, puis +1,0% en 2017. 

A l’horizon 2017, notre scénario retient que les revenus primaires seraient soutenus par la croissance de la masse salariale, dans le sillage d’une timide reprise de l’emploi (+0,4% en 2016 et +0,5% en 2017) et d’une hausse des salaires par tête de l’ordre de 1,4% en moyenne. Une croissance des salaires par tête qui resterait cependant en dessous de sa moyenne de long terme témoignant d’un marché de l’emploi encore fragile, avec un taux de chômage qui atteindrait 9,7% fin 2017 en France métropolitaine après 9,9% en 2016 et 10,0% en 2015 − au sens du Bureau international du travail.

Par ailleurs, le rythme de progression des prestations sociales versées aux ménages s’affaiblirait progressivement, pour la quatrième année consécutive. Après +1,7% en 2015, il atteindrait +1,1% en 2016 et +1,0% en 2017 eu égard à la nature contra-cyclique de ces prestations et à la contrainte de l’ajustement budgétaire. En particulier, en 2016, un certain nombre de prestations seront revalorisées plus tardivement que précédemment (RSA et pensions Agirc-Arrco). Notre scénario retient également l’hypothèse que la pression fiscale aurait atteint un point haut mais diminuerait peu à court terme. Les baisses d’impôts du Pacte de solidarité jouent favorablement sur les revenus des ménages les plus modestes. En 2016, la contribution négative des impôts versés sera donc un peu moins forte qu’en 2015, compte tenu de la révision du barème de l’impôt sur le revenu pour les ménages modestes (5 Mds € de baisse d’impôts). 3 milliards d’euros ont été attribués en 2015 et les 2 milliards restant le seraient en 2016. Ces baisses d’impôts soutiendront la consommation des ménages modestes dont la propension marginale à consommer est la plus élevée. A l’inverse, on peut noter une légère hausse des taux de cotisation retraite.

Par ailleurs, dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes, le taux d’épargne resterait élevé en 2016, proche de son niveau actuel de 15,9%. Il ne diminuerait que très progressivement à mesure que l’amélioration de la conjoncture contribuerait à restaurer la confiance des ménages et diminuerait légèrement leur propension à adopter des comportements d’épargne de précaution.

L’investissement poursuivrait sa reprise modérée

Après deux années de baisse et un repli de 1,2% en 2014, l’investissement s’est stabilisé en 2015. Au-delà, en 2016 et 2017, l’investissement redémarrerait progressivement (+1,5% en 2016 et +2,2% en 2017). Les évolutions sont cependant contrastées. L’investissement des entreprises progresserait de 2,9% en 2016 tandis que l’investissement public se réduirait de 1,8%. L’investissement des ménages serait en hausse modeste de 0,1% en 2016, après quatre années de baisse. La reprise serait soutenue par le redressement de la confiance et la meilleure situation financière des entreprises, liée en grande partie aux mesures de baisse de charges et à la mesure de sur-amortissement des investissements industriels.

L’investissement des entreprises, une reprise graduelle

L’investissement des entreprises progresse depuis neuf trimestres. Après une hausse de 1,9% en 2015, il accélérerait modérément en 2016 (+2,9%) et en 2017 (+3,3%). Cette augmentation reste modeste si on la compare aux cycles passés où le redémarrage était plus vigoureux et moins tardif. En niveau, l’investissement des entreprises a tout juste retrouvé son niveau de 2008.

L’amplitude de la reprise de l’investissement reste incertaine. Certains éléments favorisent le redémarrage de l’investissement : les mesures de soutien (Pacte de responsabilité, CICE, mesure de suramortissement qui représentent au total 33 milliards d’euros en 2015 et 2016), la baisse du prix de l’énergie et le coût très bas des financements bancaires ou de marché. Toutefois, au regard de la nette hausse des profits en 2015, de l’ordre de 15%, la reprise de l’investissement reste timide, certaines entreprises faisant le choix d’utiliser cette « bouffée d’oxygène » à d’autres fins, en orientant les gains de ces mesures vers les salaires ou encore le désendettement.

Par ailleurs, la reprise de l’investissement est contrainte par un climat des affaires modérément optimiste, un taux d’utilisation des capacités en dessous de sa moyenne de long terme, une demande anticipée (domestique et étrangère) qui reste modeste et une fiscalité élevée.

L’évolution de l’investissement sera également sensible à la concrétisation des mesures prévues dans le cadre du Pacte de responsabilité, dont on postule qu’il sera mis en application. En avril 2016, la seconde tranche du pacte est entrée en vigueur, après avoir été retardée d’un trimestre pour permettre de financer la mesure de suramortissement jugée prioritaire. Cette deuxième tranche consiste en une baisse de 1,8 point de cotisations patronales sur les allocations familiales pour tous les salaires compris entre 1,6 et 3,5 Smic. Cela représente un coût supplémentaire pour les finances publiques de 4,2 milliards d'euros en année pleine. Au-delà, en 2017, le vote de la troisième tranche du pacte comprend, pour rappel, des mesures fiscales (suppression définitive de la C3S1 et baisse du taux d’imposition sur les sociétés de 1%, pour des coûts respectifs de 3,5 et 1,5 milliards d’euros)

Dans l’immédiat, les données d’enquête témoignent d’anticipations à la hausse de l’investissement des entreprises dans l’industrie manufacturière. Interrogés en octobre 2015, les industriels prévoyaient une hausse de 3,0% en valeur de leurs investissements en 2016. En janvier 2016, cette prévision a été revue à la hausse de 4 points, à +7%. Cette évolution est également liée à l’effet d’aubaine qu’occasionne la mesure de suramortissement valable jusqu’en décembre 2016. Enfin, on peut également noter que les industriels prévoient surtout des investissements de renouvellement, tandis que les investissements d’extension de la capacité productive restent en dessous de leur moyenne de long terme.

L’investissement des ménages, renouerait graduellement avec la croissance, après une correction prolongée

Après un fort décrochage en 2014 (-5,3%), l’investissement des ménages (achat de logements neuf et travaux) continue de se détériorer en 2015 pour la quatrième année consécutive (-3,0%). Toutefois, en 2016, il redémarrerait peu à peu en lien avec le redressement des ventes de logements neufs. Le marché immobilier dans son ensemble (neuf et ancien) a connu un rebond en 2015 (hausse des ventes de 15%, stabilisation des prix) et restera assez soutenu en 2016, grâce aux mesures de soutien au logement neuf (dispositif Pinel pour l’investissement locatif et renforcement du prêt à taux zéro) et au très bas niveau des taux de crédit.

Compte tenu des délais habituellement observés entre la reprise des ventes de logements neufs et celle de l’investissement des ménages, celui-ci va remonter peu à peu en 2016-2017. Toutefois; un certain nombre de freins pèsent sur l’investissement des ménages. D’une part, la confiance des ménages demeure en dessous de sa moyenne de long terme. D’autre part, les prix de l’immobilier, s’ils ne paraissent plus surévalués, restent élevés pour de nombreux primo-accédant. Enfin, les taux de crédit pourraient remonter peu à peu au cours des prochains trimestres.

Une contribution de l’extérieur encore négative en 2016

Après avoir contribué négativement à la croissance en 2014 (pour -0,5 point) et en 2015 (-0,3 point), la contribution du commerce extérieur resterait légèrement négative en 2016 (-0,3 point), puis serait quasi neutre en 2017. Les exportations progresseraient de 4,5% en 2016, puis 5,4% en 2017, contre 5,0% en moyenne pour les importations sur la période.

En 2015, le dynamisme des importations (+6,7%, après +3,9% en 2014) a éclipsé l’amélioration des exportations (+6,1%, après +4,5% en 2014). Le rythme de progression des importations a été particulièrement dynamique au cours du second semestre 2015, du fait d’importations soutenues de produits manufacturés. Au-delà, les importations resteraient dynamiques mais sur un rythme plus mesuré, dans le sillage de l’amélioration modérée de la demande interne. Les importations progresseraient de 5,0% en 2016 et en 2017, un rythme proche de leur moyenne de long terme sur la période 1985-2010.

Côté exportations, le contexte de change de l’euro reste plutôt favorable et soutient les exportations françaises, toutefois l’« effet euro » serait moins significatif qu’en 2015. Le taux de change effectif2 réel de l’euro affiche une certaine résilience depuis un an, liée à la baisse de certaines devises émergentes (rouble, réal brésilien et livre turque notamment), tandis que le taux de change euro/dollar est assez stable en 2015. La différenciation entre la politique monétaire de la Fed et celle de la BCE implique un taux de change de l’euro face au dollar qui resterait durablement bas. Toutefois, la BCE semble privilégier le soutien au crédit dans la zone euro (nouveaux TLTRO et CSPP3), plus que l’affaiblissement du taux de change de l’euro. Ces facteurs sont intégrés dans nos projections qui tablent sur une baisse du change euro/dollar à 1,08 fin 2016 et fin 2017, contre 1,13 fin mars 2016.

Cet effet change ne saurait cependant effacer les freins qui pèsent sur les exportations françaises et sur la vigueur du commerce mondial. 2016 se présente globalement sous de bons auspices pour les pays développés (80% des exportations de la France), qui continuent de bénéficier des prix bas de l’énergie. Cependant, la demande adressée à la France est contrainte par les difficultés que rencontrent bon nombre de grands pays émergents. Le Brésil s’enfonce dans une crise politique et une récession sévère. La Russie connaît également des difficultés importantes dans le sillage de la baisse du pétrole et des sanctions internationales à son encontre. En Chine, la croissance demeure plutôt dynamique, mais connaît en tendance un ralentissement graduel.

Par ailleurs, le déficit structurel de compétitivité de l’économie française (coûts et hors coûts) constitue toujours un frein, même si on peut noter une amélioration sur la période récente concernant la compétitivité coûts. La tendance de fond à l’étiolement graduel des parts de marché françaises à l’exportation au sein de la zone euro témoigne de ce déficit de compétitivité. Toutefois, depuis 2012 cette part de marché marque une stabilisation.

Si l’effet des politiques de baisse de charges (CICE et Pacte de responsabilité) ne s’est pas encore traduit par un rattrapage des parts de marché au sein de la zone euro, il est en revanche visible dans l’évolution du coût du travail. Depuis 2012, l’indice du coût du travail calculé par Eurostat progresse plus vite en Allemagne qu’en France. Cette différence s’explique par la baisse de la composante non salariale (cotisations sociales employeurs) de l’indice du coût du travail, en recul de 3 points depuis 2012 en France dans l’ensemble de l’économie, tandis qu’elle progresse de 7 points en Allemagne. Par conséquent, l’écart de coût de la main-d’œuvre entre la France et l’Allemagne se réduit (ce qui s’explique également par l’introduction d’un salaire minimum en Allemagne). Alors qu’en 2012, le coût de l'heure de travail était de 30,5 euros en Allemagne, contre 34,3 euros en France, ce coût est en 2015 de 32,2 euros contre 35,1 en France selon Eurostat. L’écart entre la France et l’Allemagne s’explique principalement par des différences de coûts non salariaux qui représentent en 2015 33% du coût du travail en France contre 22,3% en Allemagne. On peut également noter que dans le secteur de l’industrie, le coût du travail calculé par Eurostat est désormais légèrement plus faible en France qu’en Allemagne (37,6 euros contre 38 euros). Toutefois, au-delà de ces évolutions, le rattrapage des parts de marché de la France au sein de la zone euro restera tributaire de l’utilisation par les entreprises de cette marge de manoeuvre pour investir ou réduire leurs prix.

Déstockage probable 

La contribution à la croissance attendue des stocks serait plus faible en 2016 (+0,1 point, après +0,3 point en 2015). Elle serait légèrement négative en 2017. Cela fait suite à trois années consécutives de contribution favorables des stocks. 

Au cours de l’année 2015, les stocks ont soutenu la croissance (+0,3 point de contribution), avec des variations assez erratiques d’un trimestre sur l’autre. Après une contribution négative au deuxième trimestre (-0,4 point), ils ont rebondi fortement au troisième (+0,7 point) et au quatrième trimestre (+0,6%). Ce mouvement de stockage au second semestre est assez inédit et se corrigerait progressivement en 2016. Dans l’enquête sur le climat des affaires, les industriels sont quasiment aussi nombreux à juger que leurs stocks de produits finis sont inférieurs à la normale que supérieurs à la normale. Le solde d'opinion sur les stocks qui était proche de sa moyenne de long terme au quatrième trimestre est désormais en dessous. Cela suggère un mouvement de déstockage au premier trimestre. Globalement, le niveau des variations de stocks des entreprises atteint un niveau historiquement élevé (21 milliards d’euros en 2015), en hausse depuis 2011, ce qui se corrigerait progressivement. 

Lente amélioration de l’emploi 

Notre scénario intègre une légère baisse du taux de chômage à partir de fin 2016, qui se poursuivrait en 2017, dans le sillage de l’amélioration des perspectives de croissance et de l’effet des mesures de politique économique. 

Le redressement attendu du secteur de la construction, un secteur traditionnellement riche en emplois, peut renforcer l’effet positif de l’amélioration de la conjoncture. Des mesures contenues dans le budget 2016 soutiennent l’emploi dans les TPE-PME. Cela inclut une harmonisation à 11 salariés des seuils fiscaux précédemment à 9 ou 10 salariés. Il est également prévu que d’ici la fin 2018, dans les entreprises de moins de 50 salariés, le franchissement d’un seuil n’entraîne pas la perte d’avantages ou la mise en place de nouveaux prélèvements. Les récentes annonces de début 2016 pourront également jouer. Il s’agit de la formation professionnelle (objectif de 500 000 formations de chômeurs annoncé) ainsi que d’un dispositif temporaire (une prime forfaitaire à l’embauche de 2 000 euros) afin de favoriser les embauches dans les PME.

L’ensemble de ces mesures vont dans le sens d’une légère baisse du taux de chômage, mais l’amélioration globale des conditions du marché du travail semble plus retardée, ainsi qu’en témoigne notre indicateur de condition agrégé du marché du travail4. Enfin, la croissance restant modérée, le redressement de l’emploi sera lent et graduel. Les réformes récentes du marché du travail (loi de sécurisation de l’emploi de 2013) et le futur projet de loi travail, actuellement en discussion, pourraient avoir un impact favorable et enrichir la croissance en emplois, mais l’effet serait mesuré et perceptible surtout à moyen terme.


Directeur de la Publication : Isabelle Job-Bazille 
Rédacteur en chef : Armelle Sarda 
Documentation : Dominique Petit 
Statistiques : Robin Mourier 
Secrétariat de rédaction : Véronique Champion

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