Votre patrimoine est un projet d'avenir
24/12/2015
Royaume-Uni
Une année 2016 dominée par le risque de « Brexit »
L’analyse économique et sectorielle du Groupe Crédit Agricole

  • Le référendum promis par David Cameron d’ici fin 2017 sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE) est, sans aucun doute, l’un des principaux risques à suivre en Europe dans les mois à venir.
  •  La possibilité d’une sortie de l’UE (Brexit) ne peut être écartée. Un tel événement consti-tuerait un précédent pour l’Europe, poten-tiellement très dommageable à l’UE et à son économie.
  •  Les sondages font état d’une opinion publi-que indécise, susceptible de connaître des revirements d’ici le référendum.
  • Le résultat du référendum dépendra, en grande partie, des concessions que le Premier ministre britannique parviendra à obtenir à l’issue des négociations en cours avec ses partenaires européens.
  • Si le processus de négociation est com-plexe, en particulier en raison du « problè-me » des migrations intra-UE, le Conseil européen des 17 et 18 décembre derniers s’est achevé sur une note d’optimisme. Un compromis avec l’UE semble possible d’ici le Conseil européen de février, ce qui ouvrira la voie à la tenue du référendum pendant l’été 2016.
  •  Notre scenario reste compatible avec un maintien du Royaume-Uni dans l’UE après une issue favorable des négociations. La plupart des partis politiques, des médias et des organisations patronales est favorable au maintien dans l’UE.
  • Il est possible que la croissance écono-mique britannique ralentisse légèrement dans les mois précédant le vote, notamment via le canal de l’investissement, en raison d’un attentisme accru dans le monde des affaires.

Des négociations difficiles, mais pas insurmontables

Avec sa lettre adressée au président du Conseil européen David Tusk début novembre, le Premier ministre britannique David Cameron a donné le signal de départ formel des négociations avec ses partenaires européens des termes de l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE. En précisant les réformes de l’Union auxquelles il aspire (voir encadré), le Premier ministre britannique a posé les bases des négociations et espère obtenir un accord dans les deux prochains mois (probablement d’ici le prochain Conseil européen des 18 et 19 février 2016). Á la fin de ces négociations, la date du référendum pourra être fixée (pendant l’été 2016, selon les souhaits du Premier ministre britan-nique). L’accord obtenu avec Bruxelles condition-nera, en grande partie, le résultat du référendum.

D’importantes incertitudes entourent à la fois la durée et le résultat des négociations, surtout dans un contexte où l’UE doit gérer d’autres priorités : la crise des réfugiés, la menace terroriste, sans oublier les suites de la crise grecque. La question de l’immigration est la plus épineuse et, par conséquent, susceptible de ralentir le processus. Mais le Conseil européen de décembre s’est achevé sur une note d’optimisme et de nombreux éléments portent à croire qu’un accord pourrait être trouvé relativement vite, ce qui ouvrira la voie à un référendum en juin ou, au plus tard, en septembre 2016.

Une modification des Traités sera évitée

Il est dans l’intérêt de David Cameron d’éviter autant que possible toute révision des Traités (au prix, certes, du mécontentement des membres les plus eurosceptiques de son parti), qui serait un processus long et douloureux. La modification des Traités ne serait pas réalisable dans les délais souhaités par le Premier ministre, de nombreux États-membres y étant opposés. Comme noté par le Sénat français dans son Rapport d’information d’avril 2015, même si une révision des Traités serait sans doute nécessaire à terme pour y introduire les nouveaux mécanismes créés en zone euro depuis la crise, il n’y a pas aujourd’hui urgence pour Bruxelles de rouvrir les Traités pour satisfaire les exigences de Londres. Á présent, il est plutôt question de recours à des mécanismes juridiques ad hoc, afin d’éviter une telle révision.

Il n’est donc pas étonnant de constater que certaines exigences de David Cameron, notam-ment dans le domaine de la gouvernance écono-mique, sont plus modérées que lors de son premier discours début 2013 (en contrepartie d’exigences plus sévères dans le domaine de la libre circulation des personnes, très important aux yeux de l’opinion publique). En particulier, le Premier ministre britannique n’insiste plus sur la priorité aux rapatriements des compétences au profit des États-membres, réforme qui aurait nécessité un changement des Traités. Il souhaite un respect plus rigoureux dans la mise en oeuvre des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Pour cela, il propose un renforcement du rôle des Parlements nationaux dans le processus déci-sionnel de l’UE, idée qui a déjà trouvé écho dans d’autres pays membres.

Recoupement avec l’agenda européen

Les propositions britanniques relatives à la « compétitivité », qui ont pour but ultime de booster les perspectives de croissance et d’emploi à long terme, sont d’un intérêt commun pour l’ensemble des pays membres de l’Union, ce qui devrait faciliter l’obtention d’un accord. Bon nombre de propositions concrètes, telles que l’approfondis-sement du marché unique dans le domaine du numérique (Digital Single Market) et celui des marchés de capitaux (Capital Markets Union), le commerce et l’investissement, ou encore la simplification de la régulation et la réduction des excès bureaucratiques, font déjà partie des priorités de la Commission européenne pour 2015 et 2016. Dans son rapport « Britain in the EU Renegogiation Scorecard » le think tank European Council on Foreign Relations (ECFR) met en évidence l’existence dans d’autres États-membres d’un important soutien à l’achèvement du marché unique, à la réduction de l’excès de bureaucratie pour les PME et à la conclusion d’accords commerciaux avec des partenaires clés.

L’émigration communautaire : une ligne rouge

Les demandes de David Cameron dans le domaine de l’immigration constituent l’obstacle le plus important, car contraires à l’un des principes fondateurs de l’UE – à savoir la libre circulation des personnes. Mais c’est aussi la question la plus importante aux yeux du public britannique. De récents sondages conduits par YouGov montrent que c’est dans le domaine du contrôle des frontières et de l’immigration que les Britanniques souhaitent le plus de réformes (52% des sondés), suivi par les réformes quant aux conditions d’éli-gibilité aux prestations sociales pour les émigrants (46%), bien loin devant les questions relatives à la gouvernance économique (29% souhaitent une révision des pouvoirs octroyés aux parlements nationaux ou encore 14% sont pour exclure le Royaume-Uni du principe d’une « union toujours plus étroite »).

Parmi les réformes souhaitées, la plus contro-versée est de loin celle qui priverait d’aides sociales (telles que la Job Seekers Allowance, les crédits d’impôts à l’emploi, le droit au logement social) pendant quatre ans les émigrants euro-péens installés au Royaume-Uni. Cette demande est contraire au principe de non-discrimination entre ressortissants des pays membres de l’Union. De nombreux pays d’Europe centrale et orientale, notamment la Pologne, y seront opposés en raison du grand nombre de ressortissants de ces pays résidant et travaillant au Royaume-Uni. David Cameron s’est montré relativement flexible, disant qu’il reste ouvert au dialogue et à des solutions alternatives, tout comme le président de la Com-mission européenne Jean-Claude Juncker.

David Cameron pourrait s’appuyer sur l’arrêt récent de la Cour de justice européenne (CJE) statuant que les pays européens peuvent exclure de prestations sociales des citoyens d’autres États-membres, si ces derniers restaient trop longtemps inactifs, afin de les empêcher de devenir un poids excessif pour le système social du pays d’accueil. Le « tourisme social » a ainsi été sanctionné à deux reprises par la CJE depuis novembre 2014, ce qui peut servir de juris-prudence et de base pour un projet de réforme par la Commission européenne.

Une opinion publique indécise

Des divisions internes aux principaux partis

Tous les partis de l’opposition, excepté l’UKIP (12,6% des votes lors des élections législatives de mai 2015, un seul siège dans la chambre des Communes en raison du système de scrutin uninominal à un tour), sont officiellement favo-rables au maintien dans l’UE. Les Libéraux Démocrates et les nationalistes écossais (SNP) sont fortement favorables au maintien dans l’UE ; une large majorité des députés travaillistes éga-lement, même si un nombre marginal d’entre eux, parmi lesquels le nouveau leader Jeremy Corbyn, sont ouvertement eurosceptiques (anti-austérité). Les divisions les plus fortes se trouvent évidem-ment au sein du parti conservateur où plusieurs dizaines de députés (entre 50 et 100) devraient faire campagne pour le Brexit, à moins que David que David Cameron ne parvienne à obtenir des réformes radicales lors des négociations avec l’UE, ce qui semble peu probable.


Une opinion publique changeante

On observe d’importants revirements dans les sondages au sujet de l’appartenance à l’UE depuis 2012. Après un pic de l’euroscepticisme durant l’été 2012 (une majorité de 51% pour le Brexit, contre 28% pour le statu quo selon YouGov), la tendance s’est inversée. Depuis le discours de David Cameron début 2013 et jusqu’à récemment, l’opinion publique était favorable à l’UE. En revanche, depuis l’été 2015, certains sondages suggèrent une remontée des opinions en faveur du Brexit, probablement due à la crise des réfugiés et à une accentuation du sentiment d’insécurité depuis les attentats à Paris. La position des Britan-niques est susceptible encore de changer d’ici la tenue du référendum, d’autUne forte dispersion dans les sondages

Si, selon Ipsos-MORI, l’opinion publique est toujours largement favorable au maintien dans l’UE, à 53%, contre seulement 36% pour la sortie, les derniers résultats de YouGov sont beaucoup moins tranchés. Lorsqu’il s’agit de répondre à la question simple « Faut-il que le Royaume-Uni reste membre de l’UE ? », le camp du « pour » et le camp du « contre » sont au coude-à-coude (avec 41% des votes chacun selon le sondage du 24 novembre). Une enquête publiée le 15 décembre par le « Daily Express » indique une légère majorité de 51% favorable à une sortie de l’Union, en progression de trois points par rapport au mois dernier. Il existe donc une forte dispersion entre les sondages. De plus, les résultats des élections de mai 2015 a quelque peu remis en cause la fiabilité des enquêtes d’opinion.

Le rôle crucial des renégociations

La capacité de David Cameron à obtenir des concessions importantes de l’UE semble influer fortement sur les choix des Britanniques. Lors-qu’on leur demande comment ils voteraient si D. Cameron n’arrivait à obtenir que des conces-sions mineures, les répondants sont partagés : 38% sont en faveur d’une sortie, 37% pour le maintien. En cas d’absence de réformes, le pourcentage des intentions de votes en faveur du Brexit montent à 46% (contre 32% pour le statu quo). En revanche, si David Cameron obtenait des réformes significatives, les préférences pour la sortie de l’UE ne sont plus que de 23%, contre 50% pour le maintien dans l’UE. Les sondages soulignent aussi un doute très partagé vis-à-vis du pouvoir de négociation de David Cameron : ils ne sont que 18% à penser qu’il pourra obtenir la totalité ou la majorité de ses revendications.

L’UE source de protection et de richesse pour les Britanniques

Les sondages ont également révélé une certaine aversion au risque de l’opinion publique. La majo-rité des Britanniques perçoit la sortie de l’UE comme risquée (45%), contre 36% pour le main-tien dans l’UE et ils sont 49% à penser qu’il serait plus prudent de rester au sein de l’UE que d’en sortir (39%). Les Britanniques sont plus nombreux à penser qu’ils seraient économiquement « plus mal lotis » en dehors de l’UE (33%), contre 27% qui pensent qu’ils seraient « mieux lotis ».ant plus que de nom-breux éléments demeurent à ce stade inconnus.

Risque asymétrique dans l’évolution des votes

Le pourcentage encore important d’indécis (19%) laisse penser qu’il y a encore une marge impor-tante pour un revirement de l’opinion dans les prochains mois. YouGov juge plus forte la proba-bilité d’une évolution des votes en faveur du maintien dans l’UE qu’en faveur d’une sortie. L’institut estime à 8% le pourcentage de voix supplémentaires susceptibles de voter pour le maintien, contre seulement 1% pour le Brexit.

Si le risque de Brexit mérite d’être pris au sérieux, les résultats des enquêtes d’opinion ne doivent pas être sur-interprétés. La majorité des députés parlementaires, des médias et des organisations patronales est favorable au maintien dans l’UE. De plus, l’analyse approfondie des résultats de ces enquêtes révèle une opinion publique globalement peu encline à prendre le risque d’une sortie de l’UE, considérant celle-ci comme source de pros-périté économique et d’emplois. Comme l’histoire l’a montré à plusieurs reprises, un revirement en faveur du statu quo est souvent observé au moment du vote crucial, les sondages étant souvent l’expression d’un mécontentement vis-à-vis du gouvernement.

Implications économiques d’un Brexit

Impact via le commerce

Compte tenu de la forte intégration qui existe entre le Royaume-Uni et l'UE, les conséquences d’un Brexit sur le plan économique et politique seraient très négatives de part et d’autre de la Manche. Malgré le développement du commerce avec le reste du monde depuis 2006, l'UE reste à ce jour le plus important partenaire commercial du Royaume-Uni (suivie par les Etats-Unis). En 2014, les exportations de biens et services vers l’UE représentaient 44,4% des exportations totales du pays (12,6% du PIB), contre un peu plus de la moitié pour les importations. Le Royaume-Uni enregistre un déficit commercial avec l’UE sur les biens, mais qui cache un léger surplus du côté des services (grâce, largement, aux exportations de services financiers).

 En cas de Brexit, la capacité du Royaume-Uni à mettre en place des accords préférentiels avec ses partenaires européens et non européens (notam-ment les États-Unis et les marchés asiatiques) sera décisive pour la prospérité économique du pays à long terme. Selon une étude de la London School of Economics (LSE)2, la hausse des tarifs douaniers et non-douaniers (lois anti-dumping, standards divers en termes d’étiquetage, etc.) qui résulterait d’un Brexit aurait un impact sur le niveau de PIB britannique allant de 1,2% dans un scénario optimiste à 3,1% dans un scénario pessimiste, tout en prenant en compte la contribution nette au budget européen (8 milliards d’euros en 2013, soit 0,5% du PIB). De manière plus réaliste, la prise en compte de certains effets dynamiques (impact sur la productivité notam-ment), pourrait plus que doubler ce coût (allant de 2,2% dans le cas le plus optimiste à près de 10% dans le cas le plus pessimiste). Une étude plus récente3, datant de mai 2015, menée par BertelsmannStiftung en partenariat avec l’institut allemand iFO, a conduit à des résultats similaires : le coût en termes de PIB par habitant serait de 0,6% à 3,0% à horizon 2030 en fonction du degré d’isolement commercial, mais pourrait s’élever à 14% après prise en compte d’effets dynamiques (innovation et investissement).

Impact via les IDE

Les investissements directs à l’étranger (IDE) pourraient subir de plein fouet l’accès d’incertitude réglementaire post Brexit. Le Royaume-Uni pour-rait devenir une destination moins attractive pour les investisseurs non européens qui utilisent leurs filiales britanniques pour exercer leurs activités à travers toute l’UE. C’est notamment le cas du secteur financier, qui concentre 27% du total des IDE au Royaume-Uni.

Les services financiers, les plus exposés au risque de Brexit

Les services financiers apparaissent comme le secteur le plus exposé au risque de Brexit, en raison de son caractère fortement réglementé. Or, c’est aussi l’un des secteurs où le Royaume-Uni enregistre un surplus commercial avec l’UE. En cas de Brexit, la probabilité d’obtention d’un accord de libre-échange avec l’UE dans ce secteur similaire à l’existant paraît très faible. Même si la City de Londres dispose d’atouts intrinsèques (langue, niveau de compétences à la pointe des marchés de capitaux et souvent absentes des autres places européennes), la perte du « passe-port » européen devrait conduire les banques britanniques et étrangères à ouvrir des filiales dans d’autres pays européens afin de continuer à mener leurs activités à travers le continent.

Seulement trois pays membres de l’Association européenne de libre-échange (Norvège, Islande et Liechtenstein) ont un accès complet au marché unique des biens et des services, mais cela les oblige à respecter les quatre libertés (de circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes) sans avoir de droit au vote dans la conception des règles européennes. La Suisse, qui ne fait pas partie de l’Espace Economique Européen, a un accès à des domaines spécifiques du marché unique sur la base d’un accord de libre-échange de 1972 et d’une série d’accords bilaté-raux conclus avec l’UE entre 1999 et 2004.

L’accès d’incertitude, en théorie, négatif pour les marchés

En théorie, quelle que soit l’issue du référendum, l’incertitude quant à la position du Royaume-Uni vis-à-vis de l’UE pourrait peser sur la confiance des investisseurs dans les mois précédant le référendum. L’investissement privé, l’investisse-ment direct et les investissements de portefeuille, ainsi que les intentions d’embauche, pourraient être reportés jusqu’à ce que la visibilité s’améliore. Cet accès d’incertitude devrait se traduire par un ralentissement de l’activité économique dont l’am-pleur est difficile à prévoir.

Compte tenu de notre scénario qui table sur une séquence positive des événements (compromis avec l’UE trouvé d’ici février et campagne du gouvernement en faveur du statu quo), nous faisons l’hypothèse, d’un impact relativement modeste sur l’activité d’environ -0,2% en 2016, par rapport à une situation sans référendum.

En cas de sortie de l’UE, l’incertitude sur les relations du pays avec l’UE et le reste du monde devait provoquer un sell-off immédiat sur les actifs financiers (actions et titres souverains) et une hausse des taux de rendement des Gilts. La Banque d’Angleterre (BoE) devrait mener une poli-tique monétaire plus expansionniste, en abaissant son taux directeur. La livre sterling se dépréciera davantage. Des accords de libre-échange dans les secteurs de biens pourraient être rapidement mis en place avec l’UE, mais le secteur des services fortement réglementé, devrait être durablement touché.

A contrario, si le peuple britannique votait en faveur du maintien dans l’UE (en ligne avec notre scénario), une ré-accélération de l’activité devrait avoir lieu dans les mois suivant le référendum. La BoE entamera alors la normalisation de sa poli-tique monétaire (au quatrième trimestre 2016 selon nos prévisions), provoquant éventuellement une réappréciation de la livre.


Crédit Agricole S.A. — Études Économiques Groupe
Perspectives – L’analyse économique et sectorielle du Groupe Crédit Agricole
N°16/378 – 21 décembre 2016
Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE
Rédacteurs en chef : Armelle Sarda

Archives

Les dernières Actualités

05/11/2019
Consentir un prêt à ses enfants
FISCALITÉ, SUCCESSION TRANSMISSION
05/11/2019
Protéger l’avenir de son partenaire de Pacs
SUCCESSION TRANSMISISON
02/10/2019
Réaliser un investissement en zone locative tendue
PLACEMENTS, IMMOBILIER, INVESTISSEMENTS
02/10/2019
Derniers mois pour faire baisser votre impôt 2020
FISCALITÉ
02/10/2019
Assurance vie et régime communautaire font parfois mauvais ménage
SUCCESSION TRANSMISISON