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14/01/2016
FRANCE
Scénario Macro Economique 2016-2017
2016-2017 : un lent redémarrage se confirmerait

Notre prévision de croissance pour le quatrième trimestre 2015 est revue à la baisse (+0,2% t/t). Cela constitue une révision de 0,1 point, qui intègre l’impact négatif induit par les attentats de novembre 2015 sur la consommation des ménages et le tourisme.

 En 2016-2017, la reprise de l’activité sera principalement stimulée par des facteurs externes (taux d’intérêt bas, euro faible, énergie bon marché), mais aussi par des mesures spécifiques de politique économique tels le CICE, le Pacte de responsabilité et la mesure de suramortissement sur l’investissement industriel. La croissance reste toutefois freinée par des facteurs structurels et le ralentissement des pays émergents.

Dans ce contexte, la consommation resterait le principal soutien à la croissance, l’investissement prenant progressivement le relais pour soutenir la demande interne. Pour leur part, le commerce extérieur et les stocks auraient une contribution globalement neutre.

Malgré un environnement relativement porteur, la reprise demeurerait donc poussive. Après 1,1% de croissance en 2015 on attend 1,2% en 2016 et 1,4% en 2017.

2016-2017 : un lent redémarrage se confirmerait

Au-delà, l’environnement global resterait plutôt propice à une amélioration de la croissance française en 2016 et 2017, mais de façon très graduelle. La consommation en resterait le principal soutien. L’investissement prendrait également le relais pour soutenir la demande interne. Cependant, la contribution du commerce extérieure et des stocks resteraient globalement neutre.

Au global, après 1,1% de croissance en 2015, on retient une légère amélioration avec 1,2% en 2016 et 1,4% en 2017. L’environnement porteur justifie notre prévision d’accélération modeste, mais des contraintes structurelles expliquent son manque de dynamisme comparé au reste de la zone euro (+1,6% de croissance en 2016 et 2017).

La consommation des ménages est le principal moteur de la reprise, mais décélèrerait à l’horizon 2017

La consommation des ménages reste le moteur principal de la reprise en cours. Elle progresserait de 1,5% en 2015. Ce rythme ralentirait progressivement à +1,4% en 2016 et +1,3% en 2017. Plusieurs facteurs positifs soutiennent la consommation, au premier rang desquels une légère remontée du pouvoir d’achat, en raison d’une inflation très basse et d’une légère baisse de la pression fiscale sur les revenus les plus modestes. L’effet du faible niveau de l’inflation s’atténuerait toutefois progres-sivement dans le sillage de la remontée du cours du pétrole. La consommation reste par ailleurs contrainte par un chômage élevé et le processus d’ajustement budgétaire.

Focus : Impact macroéconomique des attentats de novembre 2015

Au-delà de leur aspect tragique, les conséquences économiques des attentats resteraient assez mesurées, à l’instar des précédents historiques observés. Le contexte économique est toutefois moins favorable, ce qui nous amène à revoir légèrement à la baisse nos prévisions de croissance en 2015 et 2016. Impact macroéconomique  L’impact est sur la croissance du PIB et de -0,1 point pour le T4, notre prévision est donc de 0,2% t/t, contre 0,3% t/t précédemment.  Notre prévision de consommation est revue à la baisse de 0,1 point au T4 à 0,2% t/t. On intègre un impact négatif sur l’investissement au S1 2016, en lien avec l’accentuation du risque géopolitique qui renforce l’attentisme des chefs d’entreprise.  Au total, nos prévisions annuelles de croissance sont légèrement révisées en baisse : 1,1% en 2015 et 1,2% en 2016, contre 1,2% et 1,3% précédemment. Impact budgétaire  Dépenses supplémentaires de 815 millions € en 2016 (effectifs + équipements + opérations militaires). Montant a priori du même ordre en 2017. Cela représente une hausse supplémentaire de 0,1% par an des dépenses publiques.  L’impact des nouvelles dépenses sur le déficit resterait modéré (0,05 point de PIB). L’impact de la révision du taux de croissance est également de 0,05 point de PIB.  Au global, dégradation de 0,1% par an du ratio de déficit/PIB en 2016 (à 3,4%, contre 3,3% prévu initialement), puis en 2017 (à 3,1% contre 3,0%).  La Commission européenne a délivré un message de bienveillance à l‘égard de la France au sujet du respect du pacte de stabilité. Impact sectoriel  Choc négatif au T4 pour l'hôtellerie et le tourisme. Après la forte baisse constatée en novembre et en dépit du mieux temporaire lié à la COP 21, un nouveau recul de l’activité hôtelière d’au moins 10% est probable en décembre.  Impact également négatif pour le transport aérien : vague de reports et d’annulations à venir  À l’inverse un impact légèrement favorable sur les dépenses de sécurité est à prévoir.

 

Crédit Agricole S.A.
Études Économiques Groupe
France – Scénario macro-économique 2016-2017
N°16/004 – 6 janvier 2016
Directeur de la Publication : Isabelle Job-Bazille
Rédacteur en chef : Ludovic Martin

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