Votre patrimoine est un projet d'avenir
19/02/2016
EUROPE
Ne pas céder à la panique
L'actualité de la semaine

La semaine a été caractérisée par une forte remontée de l’aversion au risque qui s’est matérialisée par une baisse marquée des cours boursiers et une fuite vers la qualité. Bien que l’Europe ne soit pas l’épicentre de la crise, elle n’a pas été épargnée. En a tiré profit l’obligataire souverain des pays du centre de la zone euro, mais aussi la devise européenne (+1,8% dans la semaine) qui, comme la devise japonaise, a poursuivi son appréciation, compliquant ainsi la tâche de la BCE et de la BoJ. En ont pâti les souverains périphériques, dont les primes de risque se sont beaucoup tendues (jusqu’à +170 pdb pour le Portugal au pic de la hausse) pour revenir en fin de semaine à leur niveau initial pour l’Italie et l’Espagne et à +50 pdb pour le Portugal. Les principales bourses européennes ont enregistré des pertes allant de 4% à 8% sur la semaine. Les signes de coopération des banquiers centraux sont faibles et la prudence croissante envers les perspectives de normalisation monétaire renforce les doutes sur la rentabilité des banques, qui ont aussi fait les frais de cette volatilité des cours.

Les signaux en provenance de l’économie réelle n’ont pas rassuré, mais n’étayent pas non plus l’hypothèse d’un ralentissement brutal dans les pays industrialisés. La faiblesse du cycle mondial de l’investissement a pesé sur l’activité industrielle en décembre. Celle-ci a accentué son repli autant dans la zone euro qu’au Royaume-Uni, mais le soutien des consommateurs à l’activité est encore perceptible dans la progression de la production de biens de consommation durables. L’anémie du cycle manufacturier au cours du T4 2015 n’a pas permis l’accélération de la croissance dans la zone euro. Avec un rythme de +0,3%, la croissance de la zone euro continue d’être tirée par la demande intérieure en Allemagne et en France, où l’investissement à la fois résidentiel et productif a contribué positivement à l’évolution du PIB. Si la progression de la consommation semble se confirmer avec une accélération des ventes au détail en fin d’année et des immatriculations toujours soutenues, la faiblesse du cycle de productivité et de la profitabilité constitue toujours un risque pour notre scénario de reprise de l’investissement. Si l’aversion au risque s’accroissait et venait entacher la confiance des agents européens, le risque d’une révision à la baisse de notre scénario prudent de croissance à 1,6% en 2016 pour la zone euro augmenterait.

Entretemps, la réunion de l’Eurogroupe en fin de semaine s’est souciée d’envoyer des signaux plutôt rassurants à la fois sur le progrès des négociations en Grèce et sur le processus budgétaire au Portugal. Les autorités européennes ont aussi essayé de contenir les craintes liées à l’instabilité des marchés parlant « d’exagération des marchés » et soulignant que l’application des nouvelles règles de résolution du système bancaire est possible justement parce que celui-ci a évolué vers plus de solidité et de stabilité.


Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A. 12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE
Hebdomadaire – N°16/046 – 15 février 2016

Archives

Les dernières Actualités

05/11/2019
Consentir un prêt à ses enfants
FISCALITÉ, SUCCESSION TRANSMISSION
05/11/2019
Protéger l’avenir de son partenaire de Pacs
SUCCESSION TRANSMISISON
02/10/2019
Réaliser un investissement en zone locative tendue
PLACEMENTS, IMMOBILIER, INVESTISSEMENTS
02/10/2019
Derniers mois pour faire baisser votre impôt 2020
FISCALITÉ
02/10/2019
Assurance vie et régime communautaire font parfois mauvais ménage
SUCCESSION TRANSMISISON