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09/11/2017
Du bon usage des Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI)
PLACEMENTS, FISCALITÉ
Ces fonds investis sur de jeunes sociétés faisant preuve d’innovation vous font bénéficier d’une réduction sur l’impôt à payer en 2018, si vous souscrivez d’ici la fin de l’année. Ou comment miser facilement sur des entreprises prometteuses, avec un coup de pouce du fisc.

Les sociétés innovantes présentent un potentiel de croissance intéressant, porteur d’un espoir de forte plus-value pour l’investisseur prenant une participation à leur capital. Ces entreprises intervenant dans tout secteur (technologie, santé, nouvelle économie, transport, tourisme…) ont pour particularité d’être des PME créées depuis moins de 8 ans et consacrant une part significative de leur chiffre d’affaires (au moins un tiers) à des projets de recherche et de développement. Elles justifient, en outre, de la création de produits ou de la mise au point de procédés dont le caractère novateur est reconnu par l'Agence nationale pour la valorisation de la recherche. Mais il n’est pas aisé pour un particulier, sauf à avoir gagné ses galons de business angel, d’investir en direct au capital de ces jeunes pousses prometteuses.  L’exercice est délicat car la mise de fonds minimale est souvent importante, la liquidité des parts très incertaine et le niveau de risque très élevé. L’alternative ? Elle passe par l’achat de parts de Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI), pilotés par une société de gestion qui constitue un panier de 10 à 15 prises de participation, à hauteur de 60 % minimum de l’encours du fonds.

La diversification limite le risque

Cette diversification au sein du fonds dilue les risques pour le souscripteur car la défaillance ou les contre-performances de certaines sociétés seront compensées par la réussite commerciale des autres. Toutefois, un FCPI reste un placement risqué avec une éventuelle possibilité de perte en capital à terme, sur lequel on conseille de ne pas exposer plus de 5 à 10 % de son patrimoine. Un curseur à régler avec son conseiller.

Le ticket d’entrée est relativement modeste : la valeur d’achat d’une part de FCPI se limite généralement à quelques dizaines ou centaines d’euros. Cela permet de se diversifier sur plusieurs FCPI pour limiter encore davantage ses risques. L’argent reste bloqué en moyenne de 6 à 10 ans, en attendant la dissolution du fonds. Mais la liquidité est donc, passé ce délai, bel et bien assurée.

Un bel avantage fiscal

Surtout, les FCPI bénéficient d’un avantage fiscal appréciable, qui compense le risque pris. La souscription ouvre droit à une réduction maximale d'impôt annuelle de 2 640 € pour un célibataire et de 5 280 € pour un couple au titre de l'impôt sur le revenu. Soit 18 % du montant souscrit retenu dans la limite de 12 000 € pour un célibataire et 24 000 € pour un couple. Cet avantage entre dans le calcul du plafonnement des niches fiscales.

Alexandre Roman – Uni-éditions – novembre 2017

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