Votre patrimoine est un projet d'avenir

C.A. Banque Privée Sud Rhône Alpes > Toutes les actualités

07/03/2016
Actualités Economiques
France - Edition du 7 Mars
Chômage et Prix de l'immobilier

Léger repli du taux de chômage au quatrième trimestre :

 Au quatrième trimestre, le taux de chômage au sens du BIT diminue de 0,1 point à 10,0% (France métropolitaine). En tendance, le taux de chômage est assez stable depuis trois ans. Il est actuellement au même niveau qu’au second trimestre 2013. La politique du gouvernement vise à endiguer le chômage via deux  stratégies. D’une part, un plan d’urgence annoncé en janvier dont la mesure phare consiste en l’augmentation de l’effort de formation, avec l’objectif de former 500 000 chômeurs. A cela s’ajoute, par exemple, une subvention temporaire pour les nouvelles embauches dans les PME pour les salaires compris entre 1 et 1,3 Smic. Pour plus de précisions sur ces mesures lire notre note Un nouveau plan pour l’emploi du 21 janvier Le second volet, plus structurel, consiste en une réforme du marché du travail qui vise à creuser le sillon de la politique de flexi-sécurité en s’inspirant du rapport Combrexelle. En particulier, il s’agit de renforcer les possibilités pour les entreprises de mettre en place des accords collectifs. Cela fait également écho aux réformes mises en place après la crise dans d’autres pays limitrophes (Italie et Espagne), dont l’objectif est d’enrichir la croissance en emplois. Historiquement, une estimation d’une loi d’Okun montre qu’en France une croissance de 1,5% permet de faire diminuer graduellement le chômage, tandis que pour rappel la croissance atteint 1,1% en 2015. 

Prix de l’immobilier stabilisés en 2015 :

Les prix des logements anciens avaient baissé modérément en 2012, -2,1% sur un an (T4/T4), en 2013, -1,9% et en 2014, -2,5%. Ils se sont stabilisés en 2015, 0% sur un an au T4 2015. Les rythmes sont un peu différents en Ile-deFrance,-0,8% au T4, et en province, +0,3%. La hausse est de 0,4% à Paris. De même, on constate une baisse pour les appartements, -0,8% et une hausse pour les maisons, +0,6%. Les prix se sont raffermis sur les mois récents. Cette tendance devrait se maintenir à court terme. Au vu de l'indicateur avancé des notaires, la hausse des prix atteindrait 0,3% sur un an en Ile-de-France en avril 2016 et 1,6% à Paris.

Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A.
12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex
Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE
Rédacteur en chef : Armelle SARDA


07/03/2016
Actualités de la semaine
Europe :
En attendant Mario

L’appétit pour le risque est resté présent sur les marchés financiers tout au long de la semaine dernière, en anticipation de la prochaine réunion de la BCE du 10 mars. Les indices actions européen sont, dans l’ensemble, récupéré leurs pertes de février. Les données du marché du travail américain ont redonné de la confiance dans la vigueur de la reprise américaine. Les chiffres de chômage et de ventes au détail en zone euro, premières données « dures » pour le mois de janvier, ont confirmé la bonne tenue de la consommation et de l’activité dans les services, qui constituent les principaux  moteurs de notre scénario de croissance en zone euro en 2016. Les enquêtes PMI de février  confortent pour le moment nos anticipations de légère accélération de la croissance dans les services au T1 2016, mais pas pour le secteur manufacturier. Les chiffres de production industrielle de janvier, publiés cette semaine, nous donneront plus d’information sur l’ampleur de sa décélération. La réunion de la BCE est l’événement central de cette semaine. Un nouvel assouplissement des mesures de soutien est attendu, dont une baisse du taux de dépôt et une extension du programme d’assouplissement quantitatif. Cette décision est d’autant plus attendue que l’inflation annuelle en zone euro a rechuté en territoire négatif de manière marquée, tandis que l’indice sous-jacent a  fortement ralenti. Les mesures adoptées à l’issue de la réunion de la BCE seront-elles efficaces pour soutenir la confiance en zone euro ? La pérennité du rebond de l’investissement, observé à la fin de l’année dernière, en dépend Au-delà des interrogations sur la croissance et son soutien par les  autorités monétaires, le risque politique et institutionnel se fait toujours un peu plus prégnant. L’Irlande a rejoint le club des pays anciennement sous un programme d’aide financière dont la fragmentation du paysage politique – suite aux élections du 26 février dernier – empêche la formation d’un gouvernement. En Espagne, l’échec des socialistes, deux mois après les élections, illustre la situation de blocage dans laquelle se trouve le pays, d’autant plus que, selon les sondages, un nouveau scrutin ne changerait pas la donne.

Les risques liés à l’instabilité politique dominent, à l’heure où le continent doit faire face à des défis sans précédent, que sont une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’UE ou la crise migratoire. Si les

Européens répondent unis face au Brexit, en soutenant David Cameron dans sa campagne pour le « oui » au maintien dans l’UE, les tensions entre partenaires européens face à l’afflux des réfugiés restent vives. Le nouveau sommet entre l’UE et la Turquie de ce lundi 7 mars sera un nouveau test pour la cohésion européenne, après l’annonce par Bruxelles d’une aide humanitaire de 700 M€, principalement en faveur de la Grèce. Avec la tenue de l’Eurogroupe le même jour, ce pays sera doublement le centre de l’attention dans la perspective d’une conclusion positive de la première revue du programme d’aide.

Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A.
12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex
Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE
Rédacteur en chef : Armelle SARDA

22/02/2016
L'actualité de la semaine
Europe/France
Répit des marchés, retour du politique.

La semaine a été caractérisée par un apaisement de la volatilité. En dépit d’un accueil prudent des déclarations sur le gel de la production de pétrole, les marchés ont été rassurés par la volonté de prudence de la Fed révélée par les minutes du FOMC. Ainsi, la faiblesse des chiffres sur le commerce chinois et l’impact négatif du renforcement du yen sur les bourses asiatiques n’ont pas eu de conséquences sur les valeurs européennes qui sont reparties à la hausse, ni sur les primes de risque souverain qui se sont stabilisées. Les valeurs bancaires, fortement attaquées la semaine dernière, se sont redressées, suite à une série d’annonces visant à rassurer les investisseurs sur leur solidité

La semaine a été pauvre en chiffres sur l’économie réelle. Les ventes au détail en janvier ont rebondi aux États-Unis et au Royaume-Uni rassurant sur le dynamisme du cycle de consommation, après le trou d’air de fin d’année. La confiance des ménages dans la zone euro, bien qu’en repli en février,  reste à un niveau élevé. L’amélioration du solde courant de la zone euro au quatrième trimestre témoigne de flux de services encore soutenus, qui compensent la baisse des échanges de biens. Après la Commission européenne la semaine dernière, c’est au tour de l’OCDE d’alerter sur la fragilité de la reprise et de réviser à la baisse les perspectives de croissance de la zone euro. Parmi les pays de la zone, l’Allemagne et l’Italie sont les plus susceptibles de voir leur croissance affectée par la faiblesse du cycle manufacturier mondial.

L’indice de confiance des analystes et investisseurs financiers allemands (ZEW), en reculant pour le deuxième mois consécutif en février, confirme ces craintes. L’actualité européenne est dominée par les questions institutionnelles, avec l’aboutissement vendredi soir à un accord entre l’UE et le Royaume-Uni, qui néanmoins ne permet pas de lever l’incertitude sur la probabilité d’une permanence au sein de l’UE. Au moment où des appels de plus en plus fréquents à définir les règles de l’approfondissement de l’UEM se manifestent, l’accord conclu clarifie les relations entre les pays membres de l’UE ne participant pas à la zone euro et ceux ayant adopté la monnaie commune.

France

En janvier : baisse de 1,0% m/m de l’indice des prix à la consommation (+0,2% a/a)

En janvier, l’indice des prix a cédé 1,0 % m/m après +0,2% m/m en décembre. Cette évolution se justifie par :

1) une baisse saisonnière des prix des produits manufacturés (-3,0% m/m) liée aux soldes dans l’habillement ;

2) une baisse saisonnière des prix des services de tourisme (notamment le prix des transports, en recul de 3,7% m/m) ;

3) une baisse des prix de l’énergie, en particulier des prix des produits pétroliers (-3,6% m/m).

Sur un an, les prix à la consommation sont en augmentation de 0,2%, comme le mois précédent.

Comme en décembre, l’indicateur d’inflation sous-jacente est en hausse de 0,1% m/m. Sur un an, il progresse de 0,9% en janvier.

En février : hausse des prix à la consommation attendue (+0,3% m/m, -0,1% a/a)

·         L’indice des prix à la consommation se redresserait très légèrement en février (+0,3% m/m).

·         Les prix de l’énergie connaîtraient une nouvelle baisse mensuelle (-1,5% m/m), due à un  recul des prix des produits pétroliers en euros (-2,3% m/m).

·         Les prix des produits manufacturés devraient rebondir après la correction saisonnière passée (+1,0% m/m), en particulier dans l’habillement (+4,0% m/m).

·         Les prix alimentaires seraient en hausse timide (+0,2% m/m), avec en particulier une hausse du prix des produits frais (+0,8 % m/m), tandis que le prix des autres produits alimentaires  serait quasiment stable (+0,1 % m/m).

·         Les prix des services se redresseraient légèrement (+0,4% m/m), à la faveur d’un rebond du prix des services de transport à l’approche d’une nouvelle saison touristique (+0,4% m/m).

Sur un an, les prix à la consommation repasseraient en territoire négatif (-0,1% a/a). Cette évolution se justifie par la contraction des prix des produits énergétiques (-7,3% a/a) et des produits manufacturés (-0,1% a/a), tandis que les prix de l’alimentation et des services augmenteraient  respectivement de 0,4% a/a et de 1,0% a/a.

 Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A.

N°16/054 – 22 février 2016

12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex

Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE

19/02/2016
EUROPE
Ne pas céder à la panique
L'actualité de la semaine

La semaine a été caractérisée par une forte remontée de l’aversion au risque qui s’est matérialisée par une baisse marquée des cours boursiers et une fuite vers la qualité. Bien que l’Europe ne soit pas l’épicentre de la crise, elle n’a pas été épargnée. En a tiré profit l’obligataire souverain des pays du centre de la zone euro, mais aussi la devise européenne (+1,8% dans la semaine) qui, comme la devise japonaise, a poursuivi son appréciation, compliquant ainsi la tâche de la BCE et de la BoJ. En ont pâti les souverains périphériques, dont les primes de risque se sont beaucoup tendues (jusqu’à +170 pdb pour le Portugal au pic de la hausse) pour revenir en fin de semaine à leur niveau initial pour l’Italie et l’Espagne et à +50 pdb pour le Portugal. Les principales bourses européennes ont enregistré des pertes allant de 4% à 8% sur la semaine. Les signes de coopération des banquiers centraux sont faibles et la prudence croissante envers les perspectives de normalisation monétaire renforce les doutes sur la rentabilité des banques, qui ont aussi fait les frais de cette volatilité des cours.

Les signaux en provenance de l’économie réelle n’ont pas rassuré, mais n’étayent pas non plus l’hypothèse d’un ralentissement brutal dans les pays industrialisés. La faiblesse du cycle mondial de l’investissement a pesé sur l’activité industrielle en décembre. Celle-ci a accentué son repli autant dans la zone euro qu’au Royaume-Uni, mais le soutien des consommateurs à l’activité est encore perceptible dans la progression de la production de biens de consommation durables. L’anémie du cycle manufacturier au cours du T4 2015 n’a pas permis l’accélération de la croissance dans la zone euro. Avec un rythme de +0,3%, la croissance de la zone euro continue d’être tirée par la demande intérieure en Allemagne et en France, où l’investissement à la fois résidentiel et productif a contribué positivement à l’évolution du PIB. Si la progression de la consommation semble se confirmer avec une accélération des ventes au détail en fin d’année et des immatriculations toujours soutenues, la faiblesse du cycle de productivité et de la profitabilité constitue toujours un risque pour notre scénario de reprise de l’investissement. Si l’aversion au risque s’accroissait et venait entacher la confiance des agents européens, le risque d’une révision à la baisse de notre scénario prudent de croissance à 1,6% en 2016 pour la zone euro augmenterait.

Entretemps, la réunion de l’Eurogroupe en fin de semaine s’est souciée d’envoyer des signaux plutôt rassurants à la fois sur le progrès des négociations en Grèce et sur le processus budgétaire au Portugal. Les autorités européennes ont aussi essayé de contenir les craintes liées à l’instabilité des marchés parlant « d’exagération des marchés » et soulignant que l’application des nouvelles règles de résolution du système bancaire est possible justement parce que celui-ci a évolué vers plus de solidité et de stabilité.


Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A. 12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE
Hebdomadaire – N°16/046 – 15 février 2016

02/02/2016
Immobilier résidentiel
Évolutions récentes et perspectives 2016
2015 "un bon cru"

L’année 2015 a été un « bon cru » pour l’immobilier. Les ventes de logements ont rebondi dans l’ancien comme dans le neuf. La baisse des prix a été très faible et des signes de raffermissement sont apparus en fin d’année. L’encours de crédit habitat s’est redressé et la production a presque doublé par rapport à 2014.

Ce rebond est-il temporaire ou l’amorce d’une nouvelle phase haussière du cycle immobilier ? Il semble avant tout conjoncturel et lié à deux facteurs :

Le niveau des taux de crédit : ils ont encore baissé en 2015 et atteint un plus bas historique pendant l’été, avant de remonter un peu, ce qui a provoqué un effet d’aubaine et a débloqué ou accéléré certains projets.

Le plan de relance dans le neuf, notamment le dispositif Pinel pour l’investissement locatif et la réforme du PTZ.

Pour 2016, les perspectives sont plus incertaines.

Plusieurs facteurs négatifs restent présents : une croissance économique assez faible, 1,2%, un taux de chômage stable à un niveau élevé, l’impact des mesures fiscales de 2012-2013 et des prix de vente encore très élevés, même s’ils ne sont plus clairement surévalués.

Parallèlement, la variable « taux de crédit » va jouer moins favorablement. Avec des taux OAT en léger accroissement, les taux de crédit devraient remonter peu à peu. L’effet d’aubaine va donc disparaître.

Cette remontée devrait toutefois être lente et modérée. Rappelons par ailleurs que les fondamentaux favorables du marché (démographie, retraite, valeur refuge, faible niveau des CDL…) continueront à jouer et que le PTZ est à nouveau renforcé en 2016.

Le marché restera donc bien orienté, mais risque de se corriger légèrement, en tout cas dans l’ancien, avec des ventes en faible repli (-5%) et des prix en baisse de 1 à 2 %. Dans le neuf, les ventes se redresseront à nouveau, d’environ 10 %.

 

FRANCE – Immobilier résidentiel
Evolutions récentes et perspectives 2015-2016
Olivier ELUERE
olivier.eluere@credit-agricole-sa.fr

Localiser une agence Crédit Acricole Localisez votre agence