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29/03/2016
Actualité de la semaine
En Europe, Le temps n'est pas pour autant à l'euphorie
La panique éloignée, le temps n’est pas pour autant à l’euphorie

Les enquêtes du mois de mars parues cette semaine confirment les données réelles d’activité de janvier : le risque immédiat d’un retournement de l’activité mondiale est écarté. Le risque d’un affaiblissement de la croissance américaine et de la croissance chinoise au cours des prochains mois perd en probabilité. Le rebond de la production industrielle et des ventes au détail est assez général bien que des divergences existent entre les économies avancées et les économies émergentes, mais globalement l’ajustement des stocks en excès accumulés durant l’été est bien avancé et confirmé par les enquêtes de mars auprès des directeurs d’achats. Dans la zone euro, l’indice PMI agrégé de confiance des directeurs d’achat relatif à l’activité dans tous les secteurs retrouve son niveau du mois de novembre, le plus élevé depuis quatre ans et demi. Cependant, dans l’industrie, la confiance reste faible autant dans la zone euro qu’aux Etats-Unis, et en repli en France et au Japon. Ce n’est pas le cas des services où la confiance a augmenté des deux côtés de  l’Atlantique et particulièrement en Allemagne. Les enquêtes allemandes (Ifo et ZEW) ont délivré un message moins net mais nous fournissent néanmoins un résultat meilleur qu’anticipé.

Les perspectives s’améliorent, mais le rythme de croissance signalé pour les mois à venir reste modeste, notamment dans l’industrie, où un repli de l’activité n’est pas improbable après le fort rebond de janvier. Si les conséquences des attentats de Bruxelles, qui n’ont pas encore pu affecter les enquêtes du mois de mars (les données ayant été collectées avant le 22), seront limitées sur le plan conjoncturel, elles pourront néanmoins impacter négativement la confiance au cours des prochains mois. C’est sur le front politique que les conséquences pourraient être plus importantes. L’accord avec la Turquie sur les migrants paraît plus que jamais à risque et les opinions en faveur du Brexit pourraient s’en trouver renforcées. Sous la pression des nationalismes et des populismes, les solutions nationales risquent d’être privilégiées et les réformes retardées. Ce n’est pas ce dont l’Europe a besoin, comme l’a souligné M. Draghi avec force la semaine dernière en marge du sommet européen, rappelant à l’ordre les gouvernements européens.

Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A. 12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE Rédacteur en chef : Armelle SARDA

21/03/2016
L'actualité de la semaine en Europe
L'horizon se dégage
Analyse économique

Des signaux répétés d’une modeste accélération de l’activité dans les pays industrialisés et un retour de l’appétit pour le risque des marchés dégagent l’horizon de court terme des nuages sombres qui s’étaient accumulés depuis l’été. Par ailleurs, en dépit des interrogations logistiques et légales, l’adoption d’une position commune européenne et son acceptation par la Turquie tempère l’incertitude liée à la crise des réfugiés. Les données d’activité, en décalage croissant avec les données d’enquête, se prêtent à l’hypothèse d’une accélération de la croissance au premier trimestre. Dans la zone euro, le fort rebond de la production industrielle en janvier permet d’anticiper un taux de croissance sur le premier trimestre en accélération, une fois prises en compte les performances plus modestes anticipées en février et mars par des carnets de commandes et des enquêtes plus contrastées. Cette reprise du cycle manufacturier en janvier trouve confirmation dans les trois autres grandes économies avancées et témoigne d’un processus de déstockage arrivé à son terme, après la reconstitution involontaire des stocks au cours de l’été. Si la demande reste aussi dynamique qu’au T4, la production pourra suivre sans être encombrée par des stocks trop importants. Le rebond de la production dans la construction a aussi été important en janvier et, bien que plus marqué dans les pays du centre, il concerne enfin également les pays périphériques.

Entretemps, la publication des données sur l’emploi et les salaires au T4 2015 conforte notre prévision d’accélération de la croissance tirée par la consommation privée. L’activisme de la BCE sur le front des achats de titres souverains et corporate a provoqué une forte compression des primes de risque. A l’heure où nous écrivons l’indice iTraxx a reculé de 12 pb depuis l’annonce de jeudi dernier et l’indiceCrossover (sub investment grade) a connu une baisse plus importante de 47 pb. Le  rendement à 10 ans du souverain a continué de baisser et les primes de risque des périphériques se sont comprimées. Toutes les places boursières européennes ont enregistré des hausses au cours de la semaine allant de 2% à 4%, mais pas suffisamment pour compenser leur recul depuis le début de l’année. En revanche, l’euro/dollar a subi une nouvelle appréciation (1,5%) cette semaine, après le signal d’une fonction de réaction de la BCE moins sensible à l’évolution du taux de change. La publication des enquêtes auprès des directeurs d’achats de la zone euro, conduite dans la deuxième partie du mois de mars, nous renseignera sur l’impact de cette amélioration des conditions financières sur la confiance des agents.

Hebdomadaire – N°16/081 – 21 mars 2016

Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A. 12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE Rédacteur en chef : Armelle SARDA

15/03/2016
Edition du 15 Mars 2016
BCE : et croyez-moi, ce sera suffisant !
La BCE a annoncé six nouvelles mesures de politique monétaire

La BCE a annoncé qu’elle augmentait le montant du QE de 20 Mds EUR par mois et qu’elle ajoutait   certaines obligations d’entreprises à la liste des actifs éligibles. Elle a également abaissé ses trois taux directeurs (de 5 pdb à 0% pour le taux de refinancement, de 10 pdb à -0,40% pour le taux de dépôt  et de 5 pdb à 0,25% pour le taux de prêt marginal). La principale mesure, selon nous, est la mise en place d’une nouvelle série de TLTROs  assorties de conditions favorables à partir du mois de juin.

La BCE semble avoir réorienté le cœur de sa politique d’une politique de dévaluation du cours de change et d’assouplissement quantitatif vers un assouplissement sur le crédit – le crédit bancaire avec les TLTROs et l’amélioration des conditions pour les entreprises avec le nouveau programme d’achat d’obligations d’entreprises (ou CSPP pour Corporate Sector Purchase Programme). Cette   décision, bien qu’elle soutienne relativement peu le sentiment de marché, pourrait s’avérer plus   efficace pour soutenir l’économie de la zone euro à moyen terme.

Nous continuons à penser qu’un tel assouplissement n’était pas justifié par la situation économique actuelle : les projections macroéconomiques de la BCE montrent une inquiétude croissante à propos des effets de second tour de la baisse des cours du pétrole sur l’inflation sous-jacente. Cette  accélération du QE pourrait nécessiter un nouvel assouplissement des modalités concernant les achats d’actifs. Nous manquons d’informations détaillées à propos du CSPP et espérons que la BCE abordera le marché des obligations d’entreprises avec prudence.

La réaction des marchés à ces annonces – et en particulier à l’intention affichée par la BCE de ne pas assouplir davantage sa politique monétaire à l’avenir – a été négative. Nous sommes convaincus que la BCE souhaite – et peut – assouplir davantage, mais nous partageons le point de vue de la BCE selon lequel la zone euro n’a pas besoin d’un assouplissement supplémentaire dans un avenir prévisible.

La BCE a annoncé six nouvelles mesures de politique monétaire :


·  Le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement de l’Euro système est abaissé de 5 pdb, à 0,00%, à partir de l’opération devant être réglée le 16 mars 2016.
· Les achats mensuels au titre du programme d’achats d’actifs seront portés à 80 milliards d’euros à partir d’avril.

· Le taux d’intérêt de la facilité de prêt marginal est réduit de 5 pdb, à 0,25%, avec effet au 16 mars 2016.

· Le taux d’intérêt de la facilité de dépôt est abaissé de 10 pdb, à -0,40%, avec effet au 16 mars 2016.

· Des obligations bien notées (investment grade) libellées en euros émises par des sociétés  non bancaires établies dans la zone euro seront ajoutées à la liste des actifs éligibles aux achats réguliers. 

Une nouvelle série de quatre opérations de refinancement à plus long terme ciblées (TLTRO II), toutes d’une durée de quatre ans, sera lancée à compter de juin 2016. Les taux d’emprunt lors de ces opérations pourront être aussi bas que le taux d’intérêt de la facilité de dépôt. Ces mesures, qui vont au-delà de ce qu’attendaient les marchés (nous y compris), sont destinées à répondre aux inquiétudes réitérées de la BCE sur l’économie de la zone euro.

 Les prévisions de croissance ont été abaissées de 1,7% (chiffre de décembre) à 1,4% pour 2016 et de 1,9% à 1,7% pour 2017, tandis que les prévisions d’inflation ont été abaissées de 1,0% à 0,1% pour 2016 et de 1,6% à 1,3% pour 2017. Pire encore, la BCE a ramené ses prévisions d’inflation sous-jacente de 1,3% à 1,1% pour 2016 et de 1,6% à 1,3% pour 2017. Dernier point, la BCE prévoit une inflation de seulement 1,6% en 2018. Alors que la BCE s’était montrée trop optimiste ces dernières années, ses prévisions d’inflation sont désormais plus proches des nôtres. Le service de presse de la BCE a indiqué que ces projections n’intégraient que  partiellement l’effet des mesures annoncées ce mois-ci.

Crédit Agricole S.A. — Études Économiques Groupe 12 place des Etats-Unis – 92127 Montrouge Cedex Directeur de la Publication : Isabelle Job-Bazille - Rédacteur en chef : Armelle Sarda

 n°16/075 – 15 mars 2016 louis.harreau@ca-cib.com

07/03/2016
Actualités Economiques
France - Edition du 7 Mars
Chômage et Prix de l'immobilier

Léger repli du taux de chômage au quatrième trimestre :

 Au quatrième trimestre, le taux de chômage au sens du BIT diminue de 0,1 point à 10,0% (France métropolitaine). En tendance, le taux de chômage est assez stable depuis trois ans. Il est actuellement au même niveau qu’au second trimestre 2013. La politique du gouvernement vise à endiguer le chômage via deux  stratégies. D’une part, un plan d’urgence annoncé en janvier dont la mesure phare consiste en l’augmentation de l’effort de formation, avec l’objectif de former 500 000 chômeurs. A cela s’ajoute, par exemple, une subvention temporaire pour les nouvelles embauches dans les PME pour les salaires compris entre 1 et 1,3 Smic. Pour plus de précisions sur ces mesures lire notre note Un nouveau plan pour l’emploi du 21 janvier Le second volet, plus structurel, consiste en une réforme du marché du travail qui vise à creuser le sillon de la politique de flexi-sécurité en s’inspirant du rapport Combrexelle. En particulier, il s’agit de renforcer les possibilités pour les entreprises de mettre en place des accords collectifs. Cela fait également écho aux réformes mises en place après la crise dans d’autres pays limitrophes (Italie et Espagne), dont l’objectif est d’enrichir la croissance en emplois. Historiquement, une estimation d’une loi d’Okun montre qu’en France une croissance de 1,5% permet de faire diminuer graduellement le chômage, tandis que pour rappel la croissance atteint 1,1% en 2015. 

Prix de l’immobilier stabilisés en 2015 :

Les prix des logements anciens avaient baissé modérément en 2012, -2,1% sur un an (T4/T4), en 2013, -1,9% et en 2014, -2,5%. Ils se sont stabilisés en 2015, 0% sur un an au T4 2015. Les rythmes sont un peu différents en Ile-deFrance,-0,8% au T4, et en province, +0,3%. La hausse est de 0,4% à Paris. De même, on constate une baisse pour les appartements, -0,8% et une hausse pour les maisons, +0,6%. Les prix se sont raffermis sur les mois récents. Cette tendance devrait se maintenir à court terme. Au vu de l'indicateur avancé des notaires, la hausse des prix atteindrait 0,3% sur un an en Ile-de-France en avril 2016 et 1,6% à Paris.

Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A.
12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex
Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE
Rédacteur en chef : Armelle SARDA


07/03/2016
Actualités de la semaine
Europe :
En attendant Mario

L’appétit pour le risque est resté présent sur les marchés financiers tout au long de la semaine dernière, en anticipation de la prochaine réunion de la BCE du 10 mars. Les indices actions européen sont, dans l’ensemble, récupéré leurs pertes de février. Les données du marché du travail américain ont redonné de la confiance dans la vigueur de la reprise américaine. Les chiffres de chômage et de ventes au détail en zone euro, premières données « dures » pour le mois de janvier, ont confirmé la bonne tenue de la consommation et de l’activité dans les services, qui constituent les principaux  moteurs de notre scénario de croissance en zone euro en 2016. Les enquêtes PMI de février  confortent pour le moment nos anticipations de légère accélération de la croissance dans les services au T1 2016, mais pas pour le secteur manufacturier. Les chiffres de production industrielle de janvier, publiés cette semaine, nous donneront plus d’information sur l’ampleur de sa décélération. La réunion de la BCE est l’événement central de cette semaine. Un nouvel assouplissement des mesures de soutien est attendu, dont une baisse du taux de dépôt et une extension du programme d’assouplissement quantitatif. Cette décision est d’autant plus attendue que l’inflation annuelle en zone euro a rechuté en territoire négatif de manière marquée, tandis que l’indice sous-jacent a  fortement ralenti. Les mesures adoptées à l’issue de la réunion de la BCE seront-elles efficaces pour soutenir la confiance en zone euro ? La pérennité du rebond de l’investissement, observé à la fin de l’année dernière, en dépend Au-delà des interrogations sur la croissance et son soutien par les  autorités monétaires, le risque politique et institutionnel se fait toujours un peu plus prégnant. L’Irlande a rejoint le club des pays anciennement sous un programme d’aide financière dont la fragmentation du paysage politique – suite aux élections du 26 février dernier – empêche la formation d’un gouvernement. En Espagne, l’échec des socialistes, deux mois après les élections, illustre la situation de blocage dans laquelle se trouve le pays, d’autant plus que, selon les sondages, un nouveau scrutin ne changerait pas la donne.

Les risques liés à l’instabilité politique dominent, à l’heure où le continent doit faire face à des défis sans précédent, que sont une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’UE ou la crise migratoire. Si les

Européens répondent unis face au Brexit, en soutenant David Cameron dans sa campagne pour le « oui » au maintien dans l’UE, les tensions entre partenaires européens face à l’afflux des réfugiés restent vives. Le nouveau sommet entre l’UE et la Turquie de ce lundi 7 mars sera un nouveau test pour la cohésion européenne, après l’annonce par Bruxelles d’une aide humanitaire de 700 M€, principalement en faveur de la Grèce. Avec la tenue de l’Eurogroupe le même jour, ce pays sera doublement le centre de l’attention dans la perspective d’une conclusion positive de la première revue du programme d’aide.

Études Économiques Groupe – Crédit Agricole S.A.
12, place des États-Unis – 92127 Montrouge Cedex
Directeur de la publication : Isabelle JOB-BAZILLE
Rédacteur en chef : Armelle SARDA

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