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03/01/2018
Bien anticiper le prélèvement de l’impôt à la source
FISCALITÉ
Image actualité Bien anticiper le prélèvement de l’impôt à la source

Les revenus réguliers perçus en 2018 ne seront pas imposés. Inutile pour autant de suspendre vos dépenses ouvrant droit à un crédit ou à une réduction sur l’impôt 2018. L’avantage fiscal dont vous auriez profité au titre de l’impôt 2018 vous sera dans la plupart des cas restitué.

Le 1er janvier 2019, l’impôt sera prélevé à la source sur les revenus perçus cette année-là. Jusqu’alors l’impôt sur le revenu se paie avec une année de retard : on acquitte en 2018 l’impôt sur les revenus 2017. Afin d’éviter que le contribuable se voit ponctionner un impôt sur ses revenus 2019 au fur et à mesure de leur perception alors qu’il acquitterait par tiers ou prélèvements mensuels son impôt sur ses gains 2017, la loi a prévu d’annuler l’impôt sur les revenus perçus en 2018, hors revenus exceptionnels comme, par exemple, une prime de licenciement ou de départ à la retraite.

Un chèque du fisc à l’automne 2019 pour les dépenses donnant droit à crédit ou réduction d’impôt.

Mais quid des réductions et crédit d’impôt auquel le contribuable aurait eu droit cette année-là ? Prenons l’exemple d’un couple salariant un employé à domicile. Les dépenses liées à cet emploi ouvrent droit à un crédit d’impôt de 50 %. Autrement dit sur 100 € de dépenses, le contribuable récupère 50 €, ce qui au final divise par deux le coût réel du service à domicile. Un tel avantage sera-t-il perdu pour toutes les dépenses comme celle-ci acquittées en 2018 et ouvrant droit à une réduction ou à un crédit d’impôt, puisque l’impôt sera annulé cette année-là ? Heureusement non puisque le législateur a prévu un mécanisme de restitution du montant des réductions et crédits d’impôt à l’automne 2019. Après avoir déclaré vos revenus 2018 en mai 2019, le fisc va calculer l’impôt théoriquement dû puis l’annuler, mais il vous restituera en septembre le montant des crédits et réductions d’impôt auxquels vous auriez eu droit.

Perte de l’avantage fiscal pour les dépenses déductibles du revenu

Il en va différemment des dépenses déductibles du revenu imposable. Elles ne donnent pas droit à une réduction d’impôt au sens strict mais ont pour conséquence de réduire votre impôt du seul fait de la diminution de la base taxable. L’avantage lié à de telles dépenses déductibles sur les revenus 2018 sera, quant à lui, perdu. Ainsi si vous déduisez une pension alimentaire versée à un enfant ou un ex-conjoint, des versements effectués sur votre contrat retraite Madelin ou encore des cotisations volontaires à un régime de retraite (Préfon, Corem, rachat de trimestres…), l’équivalent de la diminution de l’impôt 2018 (s’il avait été recouvré) que cette déduction aurait entrainé ne vous sera pas restitué par le fisc. Dans la mesure du possible, mieux vaut donc différer une telle dépense à 2019.

Quant aux versements sur un Plan d’épargne retraite populaire (Perp), déductibles eux aussi du revenu imposable, un dispositif spécifique est prévu pour encourager les souscripteurs à continuer à alimenter leur plan. Si le montant versé en 2018 est inférieur à la fois à celui versé en 2017 et à celui versé en 2019, il ne sera pas possible de déduire, pour l’imposition des revenus de l’année 2019, plus de la moyenne des versements de 2018 et 2019. En clair, si vous ne versez rien en 2018, vous ne pourrez déduire sur les revenus 2019 que 50 % des versements effectués cette année-là (en 2019). Inutile donc de vous abstenir de réaliser un versement en 2018.


Alexandre Roman – Uni-éditions – janvier 2018

02/01/2018
Investissement locatif : les atouts du neuf
IMMOBILIER
Image actualité Investissement locatif : les atouts du neuf

L’immobilier neuf se paie plus cher que l’ancien. D’où les conseils souvent répétés de privilégier l’ancien pour en tirer un meilleur rendement locatif. Ce constat de bon sens est à reconsidérer au regard des perspectives du neuf à long terme, en raison notamment de ses performances thermiques qui confèrent un avantage concurrentiel certain et, à terme, une meilleure plus-value.

La très grande majorité des biens neufs dont les permis de construire ont été déposés depuis 2013 satisfont à la réglementation thermique RT 2012, soit l’équivalent du label BBC (Bâtiment basse consommation). C’est une mesure phare du Grenelle de l'environnement qui vise à diviser par trois la consommation d'énergie des logements neufs et de tous les immeubles à usage d'habitation. Ils doivent désormais se limiter à une consommation d'énergie de 50 kWh/m2/an. Les logements collectifs bénéficiaient d'une dérogation jusqu’au 1er janvier 2018 avec une consommation maximale de 57,5 kWh/m2/an. Cette dérogation a été prolongée encore d’un an, jusqu’au 1er janvier 2019. Il n’empêche, malgré cette petite entorse qui fait bondir les plus fervents défenseurs de l’environnement, que les habitations neuves sont à minima deux à fois moins consommatrices d’énergie que les immeubles anciens, voire davantage, en comparaison des « passoires » énergétiques des années 1960 et 1970.

Moins de vacance et un loyer plus élevé

Les nouvelles constructions présentent un avantage concurrentiel indiscutable au moment de trouver un occupant, les locataires étant désormais très attentifs au bilan énergétique du logement. En conséquence, le bailleur aura une plus grande marge de manœuvre pour fixer un loyer légèrement supérieur au tarif moyen sur le secteur concerné. Ajoutons à ces atouts une meilleure sécurisation de l’immeuble et une isolation phonique performante. De surcroît, le niveau des charges pour le propriétaire est souvent moindre que dans l’ancien et, quant aux éventuels gros travaux à venir dans la copropriété, il dispose d’une bien meilleure visibilité, aucun n’étant prévisible dans les 10 ou 15 premières années.

Une meilleure plus-value sur les logements verts

Autant d’éléments qui soutiennent également une perspective de meilleure plus-value à terme en cas de revente du bien. Une étude des Notaires consacrée à l’impact du diagnostic de performance énergétique (DPE) sur le prix des transactions immobilières en 2016. Les maisons considérées comme économes par un DPE A ou B ont bénéficié d’une surcote moyenne de 10 % (variant selon les régions de + 6 % à + 13 %). À l’inverse, les maisons énergivores, classées F ou G, ont été vendues 17 % moins cher que des biens aux caractéristiques similaires mieux notés sur le plan énergétique. Du côté des appartements, une bonne étiquette énergétique entraîne une surcote de la plus-value allant jusqu’à 19 %.

Alexandre Roman – Uni-éditions – janvier 2018


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12/01/2018
Point marché AMUNDI